LA BOITE A MERVEILLES (Analyse de L'Œuvre)

1- LE contexte historique :
La littérature maghrébine d’expression française est née vers la fin des années quarante sous l’occupation française dans les pays nord africaine (L’Algérie, le Maroc et la Tunisie). Elle est produite par des auteurs maghrébins qui ont étudie  la langue française à l’école publique moderne, à la mission ou en France.

2- LA littérature maghrébine d’expression française :
 C’est une littérature régionale produite en français qui des auteurs d’origine maghrébine, on n’y trouve pas les écrivains français qui ont écrit sur le Maroc, L’Algérie, La Tunisie, C’est le
Maghreb vu de l’intérieur en langue française par des Maghrébins.

3-Le courant ou le mouvement littéraire régional :
Au début, la littérature maghrébine d’expression française de première génération est ethnographique ou plus exactement documentaire, exotique et folklorique, Elle cherche à montrer, à la manière d’une carte postale, aux lecteurs francophones la vie de tout les jours des Magrébines : c’est-à-dire les coutumes, les fêtes, la cuisine, les souk, les marabouts, les conditions de la femme, l’autorité de l’homme, l’habillement,, les croyance…  

4- Le genre  littéraire :
«  La boite à merveilles » est un roman de genre autobiographique (Souvenirs d’enfance) qui comprend plus de tente souvenir. Il est écrit, en français, par l’écrivain maghrébin d’origine marocaine Ahmed Sefrioui et publié en 1954. Les souvenirs relatés à  la première personne  « je » sous forme de petits récits courts et autonomes, on peut déclasser ou supprimer quelques uns sans que l’œuvre  perde de sa cohérence parce qu’il n’y a pas un enchaînement chronologique et événementiel.

5- LA structure :
« La boite à merveilles » est constituée  de douze chapitres inégaux dont les quatre derniers forment un récit qui commence par la faillite de Sidi abdeslem et se termine par son retour après une longue absence qui a duré un mois.   



6- L’auteur :
Ahmed Sefrioui est né en 1915 à fès. Il a été à l’école coranique puis à la mission où il a fait ses études. Il a exercé plusieurs fonctions dans sa vie active (Interprète, sous directeur du musée Batha à Fès    et directeur du tourisme à Rebat). Il a écrit aussi «Le chapelet d’ambre»  en 1949, « Le jardin des sortilèges » en 1981 et «La maison de servitude » en 2001, Il décédé en 2004.

7-Le résumé :

Dans « La boit à merveilles » Sidi Mohamed nous raconte ses souvenirs d’enfance qui reflètent la vie socio-économique et socioculturelle de la société maghrébine des vingt, c’est-à-dire un témoignage de l’auteur sur son époque.




8- Le narrateur :
Le narrateur Sidi Mohamed, est enfant de six ans vivant avec sa famille à Dar Chouafa, dans  une impasse à der Nouala à Fès. Il nous décrit la vie tidienne de la société marocaine de l’époque. 



10- Le temps :

Au début de colonialisme, dans les année vingt, quand le narrateur avait six ans



11- Le cadre spatial :

Fès, Derb Nouala, une impasse, Dar Chouafa, l’école coranique, les mausolées, la Kissaria



12-Les personnages principaux :
1)      Sidi Mohamed :
Est un enfant de six ans vivant à Dar chouafa avec sa mère Lala Zoubida et son père Sidi Abdeslem. C’est un enfant unique dont la santé est fragile. Il est toujours solitaire avec sa boite à merveilles, il n’est ni heureux ni malheureux. Il étudie dans une école coranique et accompagné des fois sa mère dans ses visites.

2)      Lalla Zoubida :
Épouse  de Sidi Abdeslem  et mère de Sidi Mohamed. Elle est âgée de 22 ans, fière  de ses origines. Elle a des yeux mobiles reflétant l’âme d’enfant, un teint d’ivoire, une bouche généreuse, un nez droit et bien fait. Elle cherche à  devenir plus vieille que son âge. Elle parle beaucoup prie peu. Elle est aimante et gaie.  Elle porte de Haïk comme toutes les femmes de son époque et de son pays.

 3) Sidi Abdeslam :  
Le père du narrateur, âgé de 40ans, montagnard comme sa femme tisserand de métier. C’est un homme de haute taille, beau, ayant la peau  blanche légèrement dorée et une barbe noire, les lèvres rouge corail, les yeux profonds et sereins. Il  porte toujours une djellaba. Il prie beaucoup et parle peu.


4) Lalla Aicha :

Une ancienne voisine de Lalla zoubida, physiquement plus large que haute, avec des bras courts qui s’agitent constamment, son visage lisse et rond inspire un dégoût. Elle a sauvé son mari Moulay Larbi  de la faillite, ce dernier l’a quittée pour épouser la du coiffeur qu’il a abandonné à son tour pour retrouver sa première femme : Lalla Aicha.

5) Lalla Kanza :

C’est une voyante un  peu sorcière de grande réputation habitant au rez-de chaussée de la maison qui porte son nom (Dar Chouafa).


6)Rahma :

C’est la femme du fabriquant des charrues Driss  El Aouad et la mère de Zineb Toute cette famille occupe  la seule chambre du premier «étage de Dar Chouafa.


7) Fatma Bziouya :

C’est l’épouse de Allal le jardinier. Ils partagent le deuxième étage avec la famille de Sidi Abdeslem.


8)  Zineb :
La fille unique de Rahma et Driss El Aouad, elle est âgée d’un an de plus que Sidi Mohammed. Ce dernier ne l’aime pas. 



12- Les souvenirs :

  Chapitre I :
1-     Dans le texte d’ouverture, le narrateur nous décrit Dar Chouafa, nous présente l’identité des  locataires et nous montre ses sentiments (Solitude, son point de vue sur Chouafa et Zineb).
2-     Le bain maure ou l’enfer.
3-     La dispute entre Lalla Zoubida  et Rahma à propos de la lessive.

   Chapitre II :

1-     La visite de Lalla Aicha qui accompagne Lalla Zoubida  et le narrateur à Sidi Boughaleb.
2-      La maladie de Sidi Mohammed.

  Chapitre III :
1-     L’achat de la lampe à pétrole,
2-     La disparition de Zineb.
3-     La retrouvaille de Zineb et le repas des pauvres organisé par Rahma qui veut remercier Dieu de lui avoir rendu sa fille.

  Chapitre IV :
1-     Lalla Zoubida et Sidi Mohammed se rendent chez lalla Aicha qui annonce la faillite de son mari Moulay Larbi.
2-      Les fameux récits de l’épicier Abdellah.

Chapitre V :
1-     La mort de Sidi Mohammes ben Taher le coiffeur.
2-     Dispute de Sidi Mohammed avec Zineb.

  Chapitre VI :
1-     Nettoyage de l’école coranique à l’occasion de la préparation à la fête d’Achoura.
2-     Lalla Zoubida emmène Sidi Mohammed à la Kissaria pour  lui acheter des vêtement à l’occasion d’Acoura.
3-     Rahma raconte le récit concernant Othman.

  Chapitre VII :
1-     Achoura.
2-     Chez le coiffeur.
3-     Lalla Aicha retrouve son bonheur après que son mari a pu sortir de la crise (faillite).

 Chapitre IX :
1-     La faillite du père de Sidi Mohammed qui décide de quitter Fès pour aller travailler dans  les environs.
2-     Lalla Aicha est abandonnée par son mari qui se remarie avec la jeune fille du coiffeur.
3-     La visite de Sidi  Moahemmed Tijani.

  Chapitre X :
1-     Lalla Zoubida et Lalla Aicha vont chez le voyant 5Arafi) et visitent les sanctuaires.

Chapitre XI :
1-     Visite de Lalla Aicha qui vient d’être informée comment son mari l’a quittée et que ce dernier  décide alors d’abandonner la fille du coiffeur.
2-     Lalla Aicha retrouve enfin son mari  Moulay Larbi.

Chappitre XII :
1- La famille de Sidi Mohammed retrouve son bonheur après le retour de Sidi Abdeslem.


 13- Les thèmes dominants :

La solitude, les traditions, la famille, la solidarité, l’autorité de l’homme, l’ignorance, les conditions de la femme, la visite des marabouts et des voyants, l’école traditionnelle…



14- La tonalité/le ton/le registre dominant :
On trouve toutes les tonalités.         

15- Les niveaux de langue :
Courant.

   Voir aussi: